08/11/2006

Les ressources marines pourraient disparaître avant 2050

Ce ne sont pas de joyeux lurons vaguement écologistes qui émettent ce diagnostic alarmiste, mais une très sérieuse étude parue dans la revue Science du 27 octobre dernier.

Le professeur Boris Worm, un assistant  en biologie de la conservation marine de l'université Dalhousie à Halifax, Canada, a mené cette étude qui, si l'on ne réagit pas immédiatement, prévoit la disparition de toute ressource marine d'ici 2048.

C'est l'affaiblissement inquiétant de la biodiversité marine qui est en cause.  29 % des ressources marines actuelles sont déjà quasiment éteintes.  A terme, si l'on ne fait rien pour inverser la tendance, c'est toute la biodiversité marine qui aura disparu entraînant des conséquences catastrophiques pour les populations qui vivent de la pêche et leur clientèle, c'est-à-dire, vous et moi.

Il est possible d'enrayer ce processus et même de restaurer la biodiversité marine là où elle a été dégradée, mais c'est d'une urgence extrême.

Les écosystèmes qui ont perdu une partie de leurs espèces sont les plus fragiles : ce sont eux qui sont à l'origine de l'effondrement des pêcheries, de l'intoxication de certaines espèces de poissons, du développement anarchiques de certaines algues au détriment du reste de la flore et de la faune marines.

Worm s'est dit très surpris et même choqué par les résultats de sa propre étude : mais, le fait qu'on puisse restaurer les écosystèmes endommagés jette une lumière moins sombre sur ces prévisions.

'Cela peut se faire, c'est à notre portée", affirme Boris Worm.  Son étude recommande de réserver certaines zones à la préservation de la biodiversité, hors de toute activité humaine, tandis que d'autres zones seraient ouvertes à la pêche, aux loisirs et à la recherche.

C'est ce qui se pratique sur terre avec les réserves naturelles, les zones d'habitation et les terrains industriels.

Au niveau individuel, que pouvons-nous faire ?  A peu près toutes les espèces qui sont pêchées aboutissent dans notre estomac.  Nous pouvons donc exercer un contrôle sur les espèces pêchées et faire des choix informés.   Sans préservation des espèces, les pêcheries n'auront bientôt plus rien à prendre dans leurs filets.  Il vaut mieux qu'elles aussi s'imposent des quotas sur certaines espèces.  A nous de faire savoir que nous voulons préserver cette réserve de nourriture que représentent les océans.

 

 

11:39 Écrit par Marco Bertolini dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/11/2006

Un nouveau sommet sur le réchauffement climatique

La 12e conférence sur le réchauffement climatique se tient actuellement à Nairobi, capitale du Kenya sous l'égide des Nations Unies.C'est la première fois qu'un évènement de ce type se tient en Afrique Subsaharienne. 6.000 délégués représentant 189 pays et des organisations de défense de l'environnement s'y retrouvent jusqu'au 17 novembre prochain.Le ministre kényan de l'Environnement, Kivutha Kibwana, qui a été élu président de la conférence de Nairobi, a fixé plusieurs objectifs aux participants. Il a notamment appelé les pays développés à prendre de "nouveaux engagements" pour réduire davantage les émissions de gaz à effet de serre (GES), principaux responsables du changement climatique.Rappelons que les Etats-Unis et l'Australie, pourtant parmi les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre, n'ont toujours pas ratifié le protocole de Kyoto visant à la diminution des émissions de CO2.Pourtant, si on en croit les experts, le réchauffement climatique pourrait coûter 7 milliards de dollars, c'est-à-dire 5,5 milliards d'euros à l'économie mondiale.Quand nos dirigeant prendront-ils autre chose que des mesurettes cosmétiques devant la catastrophe annoncée ?

13:52 Écrit par Marco Bertolini dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nairobi, rechauffement climatique |  Facebook |

28/10/2006

Appel aux blogueurs d'Amnesty international

Je reproduis ici un appel d'Amnesty International aux blogueurs du monde libre. Certains gouvernements baillonnent et emprisonnent les blogueurs.

 

 Ce vendredi 27 octobre, Amnesty International a lancé un « appel aux blogueurs » pour leur demander de défendre la liberté d’expression sur Internet. L’organisation affirme que les droits fondamentaux – notamment la liberté d’expression et la confidentialité des données – sont menacés par des gouvernements qui veulent contrôler ce que disent les citoyens, ainsi que les informations auxquelles ils accèdent.

L’appel a été lancé alors que se prépare le Forum sur la gouvernance d’Internet (IGF). Ce forum aura lieu à Athènes, du 30 octobre au 2 novembre, et portera sur l’avenir d’Internet. Amnesty International a publié une déclaration destinée à l’IGF le 27 octobre. Pendant le Forum, une délégation de l’organisation veillera à ce que les droits humains ne soient pas laissés de côté et restent au cœur des débats.

La déclaration d’Amnesty International coïncide également avec un appel urgent pour la défense d’un blogueur iranien arrêté ce même mois. Kianoosh Sanjari a été interpellé au début du mois d’octobre alors qu’il rassemblait des informations sur des affrontements entre les forces de sécurité et des sympathisants de l’ayatollah chiite Boroujerdi. Il est détenu au secret et Amnesty International craint qu’il ne soit victime de mauvais traitements, voire d’actes de torture. Kianoosh Sanjari se serait rendu au domicile de l’ayatollah Boroujerdi, à Téhéran, pour préparer un rapport sur les affrontements qui avaient lieu dans la capitale.

Selon Steve Ballinger, un membre de la délégation d’Amnesty International à l’ IGF : « La liberté d’expression en ligne est un droit, et non un privilège. Mais ce droit doit être défendu. Nous demandons aux blogueurs du monde entier de manifester leur solidarité avec les utilisateurs web qui peuvent, dans certains pays, être emprisonnés pour avoir simplement critiqué le gouvernement.

« Le Forum sur la gouvernance d’Internet doit savoir que la cybercommunauté est concernée par la liberté d’expression en ligne, et prête à défendre ce droit. »

Amnesty International appelle les gouvernements et les entreprises à faire en sorte que les droits humains – notamment le droit à la liberté d’expression et d’association, ainsi que le droit à la vie privée – soient respectés et protégés.

Steve Ballinger a ajouté : « Internet représente une force pour les droits humains. Il permet la libre circulation des idées et des informations dans le monde entier.

« Mais certains gouvernements cherchent à restreindre cette liberté. Des personnes ont été enfermées simplement parce qu’elles avaient exprimé leurs opinions par courrier électronique ou sur un site web. Des sites et des blogs ont été fermés ; des pare-feux sont mis en place pour bloquer l’accès à l’information. Les entreprises ont limité les recherches sur Internet afin d’empêcher les utilisateurs d’accéder aux informations que des gouvernements répressifs veulent occulter.

« Certains pays et entreprises n’ont pas respecté, protégé ou promu le droit à la liberté d’expression et d’association, le droit à la vie privée, et les droits des défenseurs des droits humains. »

Yahoo !, par le biais de son partenaire chinois, Alibaba, a transmis aux autorités chinoises des informations confidentielles et personnelles concernant ses utilisateurs. Ces informations ont servi à condamner et à emprisonner des journalistes. Cette entreprise a également accepté de censurer ou de verrouiller certaines données. Microsoft a fermé le blog de Zhao Jing, un chercheur du New York Times basé à Pékin, à la demande du gouvernement chinois. Cette entreprise a également reconnu avoir obéi aux demandes des autorités chinoises, qui voulaient interdire aux utilisateurs des MSN Spaces l’emploi de certains termes. Pendant ce temps, Google lançait, pour le marché chinois, une version censurée de son moteur de recherche.

Amnesty International insiste également sur la situation des prisonniers d’opinion, qui sont incarcérés pour avoir exprimé pacifiquement leurs idées sur Internet.

Par l’intermédiaire de sa messagerie Yahoo, le journaliste chinois Shi Tao avait envoyé un courrier électronique à un site web situé aux États-Unis. Il y résumait une directive interne du gouvernement chinois destinée aux journalistes et concernant le traitement médiatique de l’anniversaire des événements de la place Tiananmen. Shi Tao a été condamné à dix ans d’emprisonnement pour avoir « divulgué des secrets d’État à l’étranger ». Yahoo ! avait fourni au gouvernement des informations qui ont servi à l’accusation.

En Tunisie, Mohammed Abbou, avocat et défenseur des droits humains, purge une peine de trois ans et demi d’emprisonnement, essentiellement pour avoir publié sur Internet des articles critiquant les autorités tunisiennes.

Le dissident vietnamien Truong Quoc Huy a été arrêté pour la première fois en octobre 2005 avec deux autres jeunes gens. Il avait participé à une discussion sur un site web consacré à la démocratie et aux droits humains. Il a été détenu au secret pendant neuf mois, puis relâché. Toutefois, le 18 août 2006, il a de nouveau été arrêté alors qu’il était connecté à une salle de discussion en ligne, dans un cybercafé de Ho Chi Minh-Ville. L’endroit où il se trouve reste inconnu et aucune accusation le concernant n’a été rendue publique.

Steve Ballinger a également déclaré : « Nous relayons au Forum sur la gouvernance d’Internet les voix de milliers de personnes qui partagent nos préoccupations et soutiennent la campagne irrepressible.info d’Amnesty International.

« Nous demandons aux gouvernements de libérer les prisonniers incarcérés pour avoir exprimé leur point de vue de façon pacifique sur Internet, et de mettre un terme à la censure injustifiée des sites et des recherches sur la Toile. »

L’organisation se félicite de profiter de l’IGF pour sensibiliser l’opinion à la problématique des droits humains et d’Internet.

Toujours selon Steve Ballinger : « Nous sommes très heureux de participer à l’IGF, et de prendre part à une démarche de protection des droits humains sur la Toile. À Athènes, Amnesty International veillera à ce que les droits humains ne soient pas laissés de côté et restent au cœur de tous les débats. »

 

 Pour obtenir un exemplaire de l’Action urgente concernant Kianoosh Sanjari, cliquez ici

 

La déclaration d’Amnesty International destinée à l’IGF est disponible ici.

 Pour plus de détails sur la campagne d’Amnesty International relative à la liberté sur Internet, cliquez ici

 

Merci à tous de contribuer à la liberté d'expression sur le Net.

12:03 Écrit par Marco Bertolini dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : liberte, amnesty international |  Facebook |

24/10/2006

 

Si l'on en croit le communiqué de l'agence Belga, une étude commanditée par le WWF démontre que, en 2050, nous consommerons deux fois ce que la planète peut offrir comme ressources.

 

Le taux actuel de consommation des ressources est à la limite du potentiel de ressources terrestre.

 

Cette étude se base sur l'empreinte écologique, c'est-à-dire sur la surface cultivable que chaque individu consomme en ressources naturelles.

 

Vous pouvez calculer votre propre empreinte écologique sur le site du WWF : cliquez ici.

15:09 Écrit par Marco Bertolini dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ecologie, ressources naturelles, terre |  Facebook |

26/04/2006

Un anniversaire que l'on voudrait ne pas célébrer

Il y a vingt ans jour pour jour, le 26 avril 1986, survenait le plus terrible accident nucléaire de tous les temps : le réacteur de la centrale de Tchernobyl fondait et un nuage radioactif se déployait d'abord sur l'Europe avant de survoler l'Asie et les Etats-Unis.Les experts de tous bords se contredisent quant aux conséquences de cet "accident" : pour certains, il y eut trente morts, pour d'autres, le nombre de victimes se compte par milliers. Ce serait grotesque, risible, s'il ne s'agissait souffrance humaine : comme le rappelait une chercheuse scandinave, il n'existe pas d'irradié "moyen", il n'y a que des victimes, des hommes, des femmes et des enfants qui souffrent encore de maladies cardiovasculaires ou de cancers en surnombre.Le régime biélorusse, taxé de dernière dictature d'Europe, ne reconnaît pas ses victimes et fait peser sur l'évènement une chappe de plomb plus sûre que le sarcophage qui recouvre désormais la centrale en ruine.Pourtant, on continue de construire des centrales, chaque jour plus puissantes, chaque jour plus dangereuses. Combien faudra-t-il de Tchernobyls pour décider de changer de société, pour revenir à des technologies maîtrisables et développer les énergies renouvelables ?

21:24 Écrit par Marco Bertolini dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |